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Automatisation et entraînements

Démarreur progressif

En bref

Un démarreur progressif (soft starter) limite le courant de démarrage et l’à-coup de couple d’un moteur triphasé en augmentant progressivement la tension.

Sommaire
  1. Démarreur progressif : définition
  2. En pratique : maintenance et achats
  3. Questions fréquentes
  4. Termes associés
  5. Pour aller plus loin

Démarreur progressif : définition

Un moteur asynchrone démarré en direct absorbe au démarrage un multiple de son courant assigné et génère un à-coup de couple. Un démarreur progressif règle la tension du moteur au moyen de thyristors montés tête-bêche, par découpage de phase, et la fait monter selon une rampe réglable. Les pointes de courant, la sollicitation du réseau et les contraintes mécaniques sur les accouplements, les courroies, les réducteurs et les produits transportés diminuent ainsi. De nombreux appareils offrent aussi un arrêt progressif, par exemple contre les coups de bélier dans les conduites de pompage.

Le démarreur progressif est à distinguer du variateur de fréquence : il ne modifie que la tension, pas la fréquence, et ne convient donc pas à la régulation de vitesse en fonctionnement. Par rapport au démarrage étoile-triangle, la montée en vitesse se fait sans à-coups. Après le démarrage, un contact de bypass interne ou externe court-circuite souvent les thyristors pour réduire la chaleur dissipée. Les grandeurs caractéristiques sont le courant assigné, la tension réseau, la tension de commande, le nombre de phases contrôlées, la fréquence de démarrage et les fonctions de protection intégrées.

Il est utilisé sur les pompes, les ventilateurs, les compresseurs, les convoyeurs à bande et les broyeurs à vitesse fixe. Les défaillances proviennent souvent d’une surchauffe, d’une fréquence de démarrage trop élevée ou de thyristors défectueux après un court-circuit.

En pratique : maintenance et achats

Pour un remplacement ou une transformation, il faut indiquer la puissance et le courant du moteur, la tension réseau et la tension de commande, le type de démarrage (normal ou lourd) et le nombre de démarrages par heure. Les paramètres réglés, comme la tension de démarrage, le temps de rampe et la limitation de courant, devraient être notés avant le remplacement.

Synonymes et abréviations: soft starter · démarreur électronique · gradateur de démarrage · démarreur ralentisseur

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre démarreur progressif et variateur de fréquence ?

Le démarreur progressif réduit uniquement la tension au démarrage, puis laisse le moteur tourner à la fréquence du réseau et à vitesse fixe. Le variateur de fréquence modifie la tension et la fréquence et peut régler la vitesse pendant tout le fonctionnement. Les démarreurs progressifs sont plus petits, plus simples et moins coûteux. Lorsqu’une adaptation de vitesse est nécessaire pour économiser de l’énergie, le variateur de fréquence est le choix adapté.

Quand un démarreur progressif est-il préférable au démarrage étoile-triangle ?

Lorsqu’il faut éviter les à-coups de courant et de couple qui surviennent lors du passage de l’étoile au triangle, ou lorsqu’un arrêt progressif est nécessaire, par exemple sur les pompes. Un démarreur progressif ne nécessite en outre que trois conducteurs moteur au lieu de six. Les démarreurs étoile-triangle sont en revanche très simples et réalisés sans électronique de puissance.

Quelles données faut-il pour remplacer un démarreur progressif ?

Sont importants la désignation du type, le courant assigné, la tension réseau, la tension de commande, le nombre de phases contrôlées, le bypass intégré ainsi que les interfaces et les fonctions de protection. S’y ajoutent les données du moteur, le type de charge et la fréquence de démarrage. Le paramétrage actuel devrait être documenté afin que l’appareil de remplacement puisse être réglé à l’identique. La température ambiante dans l’armoire électrique est également pertinente.

Un démarreur progressif peut-il protéger le moteur ?

De nombreux appareils intègrent des fonctions de protection comme la protection électronique contre les surcharges, la détection de perte de phase ou de blocage. La possibilité que ces fonctions remplacent une protection moteur séparée dépend de l’appareil, des exigences normatives et de la conception de l’installation. La protection contre les courts-circuits est en règle générale assurée par des fusibles ou des disjoncteurs placés en amont, indiqués dans la documentation du fabricant.

Pour aller plus loin